COURS GÉNÉRAL

Avertissement

Chères agrégatives, Chers agrégatifs,

les pages concernant la préparation à l’agrégation sont organisées sur deux niveaux :

— la page Cours général fournit le texte du cours (parfois sous forme de notes, et avec des renvois aux fiches et aux documents), des informations sur l’organisation (calendrier, exercices, sujets d’entraînement), et des documents (Bibliographie, articles).

— les pages Œuvres fournissent des informations sur chacun des textes au programme, des exercices et des documents (articles, extraits). Vous trouverez la table de ces fiches à l’adresse suivante : http://www.global18.org/category/diderot/

Calendrier

Rappel (répartition des cours) :

F. Salaün : Cours général (23h) / P. Touboul : Lettres sur les sourds et muets (6h) / L. Vincenti : Lettre sur les aveugles (3h)

mardi 17 novembre, à partir de 18h : séance en visioconférence (Skype)

1/ suite du cours

2/ étude d’un extrait des Pensées sur l’interprétation de la nature

mardi 24 novembre, résumé des séances et étude d’un extrait.

1/ suite du cours

2/ étude d’un extrait du Rêve de D’Alembert

mardi 1er décembre, à partir de 18h : séance en visioconférence

mardi 8 décembre, à partir de 18h : séance en visioconférence

mardi 15 décembre, à partir de 18h: séance en visioconférence

En janvier, les cours devraient pouvoir reprendre à Saint-Charles.

Bibliographie

Vous trouverez sur le site de la revue Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie une riche bibliographie proposant un classement par grandes questions et un classement par œuvres (uniquement les œuvres au programme) : https://journals.openedition.org/rde/6748

Prolégomènes à l’étude des œuvres au programme

Les remarques qui suivent reprennent en partie le contenu du premier cours.

Le commentaire de texte à l’agrégation de philosophie

Dix textes, c’est beaucoup. Il faut bien sûr lire attentivement chacune de ces œuvres, mais il est de bonne méthode aussi de repérer des questions directrices et des problèmes récurrents.

Rappels :

Un commentaire de texte d’agrégation est une explication rigoureuse, qui débute par une véritable introduction, examine l’intégralité du passage et s’achève par une conclusion qui en souligne l’intérêt.

Respect de la lettre du texte. Pour commencer, il faut être attentif au détail du texte : analyser sa construction, caractériser sa tonalité, repérer les concepts et les passages essentiels, et le citer exactement (voir le Rapport de 2019, à propos du texte de Locke).

Dans un cas comme celui de cette année (dix textes), il peut être intéressant d’expliquer des termes ou des passages par d’autres appartenant au même ouvrage ou à d’autres œuvres du corpus. La méthode des passages parallèles et le commentaire de l’historien de la philosophie, donc enrichi et conforté par vos connaissances sur la pensée de l’auteur, sont pertinents. Sur ce point, lisez le rapport de 2017 :

« Le caractère assez central de la thématique du passage retenu faisait légitiment attendre des renvois internes au Traité ou externes à d’autres œuvres du corpus humien, comme aux essais moraux et esthétiques, par exemple, notamment pour commenter les exemples du texte proposé relatifs aux plaisirs de la société, au sentiment de la nature, etc. – références trop souvent absentes des copies. » (rapport 2017, Hume)

Ces remarques s’appliquent au vaste corpus de cette année. Par exemple, le lexique et les arguments des Principes philosophiques sur la matière et le mouvement (texte court, dense, et semble-t-il tardif) peuvent renforcer l’explication d’un passage d’une autre œuvre, en particulier des Pensées sur l’interprétation de la nature ou du Rêve de D’Alembert. J’y reviendrai.

Tout en tenant compte de style philosophique adopté par l’auteur, le commentaire suppose de votre part une réflexion sur la signification du texte, le problème qu’il pose, les arguments qu’il mobilise. Cette fois, la connaissance des grandes questions examinées par Diderot est utile.

Le corpus

Le corpus doit être bien mémorisé (liste des titres exacts), classé dans l’ordre chronologique, et interrogé par questions (regroupements possibles).

Les œuvres au programme dans l’ordre chronologique

[réd. ?]. Promenades de Cléobule [La Promenade du sceptique]

1746. Pensées philosophiques

[1747?]. Promenades de Cléobule [La Promenade du sceptique]

1749. Lettre sur les aveugles

1751. Lettre sur les sourds et muets

1753-54. Pensées sur l’interprétation de la Nature

[réd. 1769/ apr. 1774] CL, 1782. Le Rêve de D’Alembert

1770. Principes philosophiques sur la matière et le mouvement

1774. Réfutation d’Helvétius

1775, CL [Réd.1774]. Entretien d’un philosophe avec Mme la maréchale de ***

1771-1772 / 1778-1779. Supplément au Voyage de Bougainville

S’agissant de l’ordre chronologique, il invite à poser la question de savoir si les thèses de Diderot ont connu une évolution, des transformations, des bifurcations. Par exemple : A-t-il toujours été matérialiste ? S’agissant du lexique, certains termes ont pu s’imposer avec le temps. L’emploi de certains termes a aussi pu se modifier, par exemple « métaphysique » qui présente des difficultés (comparez les occurrences du terme dans Principes philosophiques sur la matière et le mouvement avec celles d’autres textes). Des problèmes ont pu prendre de l’importance, par exemple celui des singularités.

La chronologie peut aussi être utile pour contextualiser un texte par rapport aux autres et/ou par rapport à des débats de l’époque, sans négliger la question de l’écriture et de la publication des textes (pour obtenir sa libération – il avait été emprisonné à la suite de la Lettre sur les aveugles – Diderot s’est engagé à ne plus rien publier contre l’État, la religion et les mœurs).

Résumé des premières séances

INTRODUCTION

1/ Diderot est-il un philosophe ?

Par rapport à la définition antique (voir P. Hadot).

Sa place dans l’histoire de la philosophie. Reconnaissance récente (voir notamment Yvon Belaval).

Par rapport à ses propres priorités.  

(Voyez la réponse de Jacques Proust dans l’article « Diderot et la philosophie du polype », article envoyé).

Quelle sorte de philosophe ?

Quels sont les principes de sa philosophie ?   

2/ Vivre et philosopher

Non seulement Diderot est un philosophe, qui se réclame surtout de Socrate au départ, puis de Sénèque plus tardivement, philosophe que l’on définit généralement comme un matérialiste, parfois comme un « éclectique » (voir l’article de l’Encyclopédie correspondant), mais dans la seconde partie du 18e siècle, il est même considéré comme le « philosophe par excellence », le philosophe. Cela explique au passage, la façon dont les autres l’interpellent, notamment D’Alembert (personnage) dans Le Rêve de D’Alembert (voir aussi Le Neveu de Rameau). Les partisans de l’Encyclopédie sont englobés dans un prétendu parti des « philosophes », ce qui explique le choix de Palissot, qui intitule sa comédie satirique Les Philosophes (1760).

Ajoutons, premièrement, que Diderot peut être vu comme un bon connaisseur de l’histoire de la philosophie (voir ses articles dans l’Encyclopédie, en accès libre et intégral : ENCCRE).

Et, deuxièmement, que c’est un philosophe engagé dans les débats scientifiques (sur ce point voir en particulier Jean Mayer, Diderot, homme de science, 1959, extraits sur ce site), sociaux, moraux, esthétiques, de son temps, et cela à l’échelle européenne et même mondiale (le monde de l’époque, la colonisation, la révolution américaine, etc.).

Quelques points de repère importants

Vie 1713-1784

Le régime de la librairie en France (censure préalable) et ses effets.

1745 publication de sa traduction de l’Inquiry concerning virtue or merit (1699)de Shaftesbury, sous le titre Principes de philosophie morale : ou Essai de M. S*** sur le mérite et la vertu avec réflexions.

1749 24 juillet emprisonné au donjon de Vincennes, puis Château (libéré le 3 novembre 1749)

Travaille pendant plus de vingt ans à l’Encyclopédie dont il est nommé co-directeur (avec D’Alembert pour la partie mathématique) dès 1747 / 1750 (Prospectus) / 1751-1765 (volumes de texte) / 1762-1772 (planches).

Diderot dit, dans sa correspondance, qu’il « encyclopédise comme un forçat ».

Sa découverte de la chimie a déterminé l’évolution de sa pensée.

Cours de chimie de Rouelle (notes 1754-1757).

Son importante collaboration à l’Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes (dir. Raynal, 1770, 1774, 1780) [= Histoire des deux Indes] confirme la dimension socio-politique de son matérialisme, dont on trouve des indices, des échos ou des effets dans le Supplément au Voyage de Bougainville.

Juin 1773-avril 1775 Voyage à Saint-Pétersbourg (8 oct. 1773-5 mars 1774). C’est aussi une période révélatrice de ses idées politiques et sociales.

Éléments de physiologie (notes, entre 1774 et 1781) : texte important qui confirme la place occupée par les sciences de la vie dans la pensée de Diderot (les annotations du Rêve de D’Alembert y renvoient souvent, des liens existent aussi avec la Réfutation d’Helvétius).

Concernant les conditions d’élaboration et de communication de la philosophie de Diderot, il faut tenir compte du régime de la libraire au 18e siècle. Diderot, bien qu’ami de Malesherbes, a dû faire preuve d’une prudence extrême, sans pour autant développer, à proprement parler une « double doctrine » (reproche fait par Rousseau), ni un « art d’écrire » au sens de Leo Strauss (sur ce point, voir F. Salaün, « La question de la double doctrine en France de Deslandes à d’Holbach », dans Leo Strauss : art d’écrire, politique, philosophie, vol. éd. par L. Jaffro, B. Frydman, E. Cattin et A. Petit, Paris, Vrin, 2001, p. 221-237). Certains de ses textes ont été condamnés, des réfutations ont été publiées (par exemple les Pensées anti-philosophiques de Camuset écrites explicitement contre l’ouvrage de Diderot).

La fiche rédigée par Joseph d’Hémery, inspecteur chargé des affaires de la Librairie à partir de 1748, nous rappelle dans quel contexte il a travaillé ce qui n’a pas été sans conséquences sur ses écrits philosophiques.

Deux états : 1748 et 1749

« 1749. Auteur de livres contre la religion et les bonnes mœurs. […] Entré au donjon de Vincennes le 24 juillet 1749. Mis en liberté du Donjon et a eu le Château pour prison par ordre du 21 août suivant. Sorti le 3 novembre, même année. Pour avoir composé un ouvrage intitulé : Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient clair, Les Bijoux indiscrets, Pensées philosophiques, Les Mœurs [sic], Le Sceptique ou l’Allée des idées, L’Oiseau blanc, conte bleu, etc.

C’est un jeune homme qui fait le bel esprit et se fait trophée d’impiété, très dangereux parlant des saints mystères avec mépris, disait que lorsqu’il viendrait au dernier moment de sa vie, il se confesserait comme les autres et qu’il recevrait ce que l’on appelle Dieu, qu’il ne le ferait point par devoir, mais par rapport à sa famille de crainte qu’on ne leur reproche qu’il est mort sans religion. »

3. Écrire et publier  

L’écriture philosophique de Diderot. Les choix littéraires.

Ses choix ne s’expliquent pas uniquement par le contexte politique (librairie). Son écriture est déterminée par son refus du dualisme. On peut parler d’un matérialisme non-dogmatique, ou spéculatif, qui autorise la formulation de thèses, de conjectures, et d’analogies.

Art de philosopher.

Reste à savoir comment on passe du concept de matière au matérialisme, quel rapport établir entre ce matérialisme et l’empirisme ou le sensualisme, etc.

On verra, en particulier en lisant les Pensées sur l’interprétation de la nature, la place accordée à l’expérience (aux sensations, aux acquisitions, etc.).

Il faudra aussi s’interroger avec Diderot sur la spécificité du vivant, sur les concepts d’organisation et de moi (identité personnelle).

On constatera que les concepts de « tact » et de « mœurs » sont centraux dans sa philosophie : ils sont, avec le concept de matière (sensible ou sensibilité de la matière) au croisement de la plupart des problématiques que nous rencontrons en lisant les textes au programme de l’agrégation.

Première partie : Le matérialisme

S’agissant de la métaphysique D. s’oppose au spiritualisme, au dualisme qui imagine un « petit harpeur ». Il emploie certes le terme « métaphysique » et dit que tout a sa métaphysique, mais dans un sens restreint, car il y associe globalement l’idéalisme. C’est donc un terme à utiliser avec une certaine mesure. S’agissant des connaissances positives et de la méthode, D. se fonde sur les sciences de son temps, il a un bon niveau scientifique (y compris en mathématiques, il est notamment l’auteur des Mémoires sur différents sujets de mathématique, 1748, et il a tenté en vain de résoudre le problème de la quadrature du cercle, voir sa « Première proposition de Cyclométrie » de 1775), et sur l’histoire des connaissances (voir l’Encyclopédie), mais il rejette les prétentions des mathématiques. Par conséquent, d’une part, il revendique le droit de conjecturer (voir les Pensées sur l’interprétation de la nature), et de l’autre, il se tourne de plus en plus nettement vers la chimie (sur ce point certains passages de Jean Starobinski, Action et réaction, sont éclairants) et la médecine (j’y reviendrai).             

Diderot est un matérialiste. L’une des questions qui se pose est bien entendu de savoir depuis quand. L’autre est celle des caractéristiques de son matérialisme par rapport à d’autres, donc dans l’histoire de la philosophie. Mais avant cela, il importe de rappeler qu’il s’est d’abord exprimé sur la religion et la superstition.

I.1. Critique des superstitions et théorie de l’ordre : la place de la matière

Les Pensées philosophiques, s’ouvrent sur cette annonce fracassante (pour l’époque) : “J’écris de Dieu”. Elles emploient en outre le code de l’écriture libertine (au sens de libertinage de pensée, ou “libertinage érudit”, selon l’expression de R. Pintard) : ” je les tiens [les pensées] pour détestables, si elles plaisent à tout le monde.” Quant aux Pensées sur l’interprétation de la nature, après une adresse au lecteur, elles s’ouvrent sur cette phrase qui établit un parallèle avec le précédent incipit : “C’est de la Nature que je vais écrire.” Ces critiques – de la superstition, des métaphysiques, des savoirs surfaits – supposent une forme de stabilité, un ordre, sans lequel il serait impossible de parler des choses, des êtres, de la vie. À cet égard la formule des Pensées sur l’interprétation de la nature (LVIII) mérite d’être mémorisée, car elle est fondamentale : « Si les phénomènes ne sont pas enchaînés les uns aux autres, il n’y a point de philosophie. »

Même idée plus tôt dans le texte : « L’indépendance absolue d’un seul fait est incompatible avec l’idée de tout ; et sans l’idée de tout, plus de philosophie. » (Ibid., XI)

I.1.1.La superstition : « la superstition est plus injurieuse à Dieu que l’athéisme » (XII).

            Certains chercheurs ont insisté sur les compétences scientifiques et de Diderot et sur la solidité de ses thèses au regard du savoir de l’époque. Une forme de positivisme, héritée du 19e siècle, est parfois perceptible dans leurs argumentations. Néanmoins, Diderot part d’une réflexion philosophique sur le rapport entre les pensées, les croyances et l’existence réelle. De même, au 18e siècle, le matérialisme n’est pas une doctrine parmi d’autres dont on pourrait parler librement. On accuse fréquemment les philosophes d’être « matérialistes » et athées. Le matérialisme est présenté comme un terrible danger pour la société (sur ce point, voir O. Bloch, Le matérialisme…, J.-C. Bourdin, Les matérialistes du 18e siècle…, et F. Salaün, L’Affreuse doctrine… : extraits bientôt mis en ligne). La dimension polémique et politique (au sens le plus large) est donc essentielle. Or les superstitions ou croyances non-fondées, irrationnelles, avec toutes les conséquences sociales (passivité, pratiques arriérées, résistances au savoir, etc.) sont entretenues par ceux qui fournissent des explications du mouvement, de la matière et de la pensée à partir de dogmes et non d’observations.

La critique des préjugés et des superstitions se retrouve, de façon plus ou moins explicite, dans tous les textes au programme. À cet égard, il faut étudier de près les différentes positions philosophiques évoquées dans les Pensées philosophiques et La Promenade du sceptique (voir fiche). L’enjeu n’est pas seulement de comparer les différentes conceptions du monde, mais bien d’éloigner prioritairement la théologie au profit de la philosophie. Ensuite, il faut pourchasser les résidus de croyances superstitieuses dans les différentes doctrines philosophiques. Or, selon Diderot, seule l’approche matérialiste permet une telle libération.

            Les développements sur les passions, au début des Pensées philosophiques, s’inscrivent dans la perspective de la recherche de la sagesse de la philosophie antique. Il s’agit de partir des hommes tels qu’ils sont (XVII) pour envisager ce qui peut les aider à se libérer des croyances trompeuses. L’idée de Dieu résume le type de croyance encouragé par les théologiens, les apologistes, la hiérarchie ecclésiastiques, sans oublier les serviteurs du pouvoir. Ici la forme des « pensées » permet à Diderot de circuler entre les questions les plus délicates (l’accusation d’impiété peut mener en prison) sans difficultés. Les critiques ne s’y tromperont pas, naturellement.

            Sans chercher à trancher pour le moment, concernant une hypothétique évolution des idées de Diderot (est-il passé du déisme à l’athéisme ? était-il déjà athée à l’époque des Pensées ?), on peut déjà noter qu’il fait de la critique de l’idée de Dieu (critique de l’anthropomorphisme, nota. dans IX, incohérences des Écritures, XLV et suiv., pb. du dualisme, etc.) un préalable à la construction d’une philosophie à la hauteur des enjeux de son temps et plus généralement de la nature humaine. On ne peut pas demander aux hommes de croire sans peser le pour et le contre et en niant leur nature (VII). Le maintien (apparent) d’un dieu (XIII, XXIII), permet au moins de diviser la difficulté, car il est plus facile de commencer par défendre le déisme que d’afficher directement l’athéisme ou le matérialisme radical. En ce sens, les Pensées [voir fiche] sont une apologie de la philosophie, de la liberté de pensée et des savoirs expérimentaux.

I.1.2 L’ordre, le Tout

I.1.3 La matière

À SUIVRE

Deuxième partie : Singularités et mœurs

Troisième partie : Les trois codes

[À suivre]

Liste des exercices

Exercice n°1 : Pensées sur l’interprétation de la nature LVIII. QUESTIONS

Exercice n°2 : Le Rêve de D’Alembert http://www.global18.org/2020/11/14/le-reve-de-dalembert/

Exercice n°3 : (à rendre, si possible, pour le 1er décembre) Le Rêve de D’Alembert http://www.global18.org/2020/11/14/le-reve-de-dalembert/

Exercice n°4 :

http://www.global18.org/2020/11/14/le-reve-de-dalembert/